Transformation digitale

La transformation digitale, amie ou ennemie des employés?

Intelligence artificielle, web analytics, smart data, open data, applis, dématérialisation, marketing automation, réseaux sociaux. »: des termes nouveaux. Complexes. Disons-le honnêtement: barbares au premier abord. En effet, les entreprises vivent actuellement de profonds bouleversements que ce soit sur les outils, le fonctionnement, les méthodes de travail Agile, les usages, jusqu’au jargon.

Mais est-ce que la transformation digitale est l’amie ou l’ennemie des employés qui voient, à terme, leur poste potentiellement remplacé par des robots et/ou des logiciels? Voici quelques éléments de réponse.

« Les changements radicaux liés aux révolutions du travail, tous les chefs d’entreprises les voient venir, mais peu les anticipent vraiment. » C’est l’une des conclusions du rapport du Forum Économique Mondial sur « Le Futur du travail » de 2016.

Quel impact du numérique sur l’évolution de l’emploi ?

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A ce sujet, les experts sont divisés.

Lors du Forum Économique de Davos de 2016 un rapport alarmant annonçait que dans les 15 pays les plus industrialisés (hors Chine) analysés, le numérique et l’automatisation de ce que l’on peut appeler la 4ème révolution industrielle entraîneront une perte de 7,1 millions d’emplois. Perte qui ne sera que partiellement compensée par la création de 2 millions d’emplois.

Alors qu’en octobre 2017,  L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) s’est dite assez optimiste quant au résultat réel en terme d’emploi lors d’une conférence à Tallinn. Si elle admet que l’avenir est inconnu, elle ne pense pas que le nombre d’emplois perdus sera énorme. Même son de cloche du côté de Jacques Bughin, directeur du McKinsey Global Institute, qui estime que le digital générera plus d’emplois qu’elle n’en supprimera, avec une augmentation nette de 0,9 %.

Néanmoins, quels que soient les résultats à venir, l’état et les entreprises doivent anticiper cette transformation de l’économie et se poser les bonnes questions sur comment bien accompagner les travailleurs dans cette nouvelle ère digitale.

Comment créer un pont entre la révolution et l’évolution ?

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« Il ne suffit plus d’avoir les meilleurs appareils et applications sous la main : sans le talent et les compétences pour les utiliser, ils sont inutiles. » François Geuze, consultant et auditeur social pour e-Consulting RH.

L’entreprise se doit d’anticiper et d’accompagner au mieux ses salariés. L’irruption du digital peut en effet provoquer un véritable choc culturel. En 2016, 22% des salariés avaient peur d’être dépassés par les nouveaux outils et les changements technologiques (Ètude française Malakoff-Médéric, 2016).

Ainsi, selon une étude TNS-Sofres, 89 % des salariés estiment qu’il est important, voire prioritaire, d’adapter le plan de formation pour faire face aux mutations du digital. Les enjeux des formations sont de placer l’utilisateur au centre de la transformation et d’aider les équipes à monter en compétence à l’interne. De telles formations doivent être menées à travers de grands chantiers de conduite du changement, d’écoute, de pédagogie et de temps.

Les 4 bonnes pratiques du responsable formation à l’ère du digital :

  • Donner l’opportunité aux collaborateurs de monter en compétences rapidement et de manière autonome
  • Mettre à disposition des employés les moyens de se former au quotidien
  • Leur apprendre à se former avec le digital learning
  • Rendre les salariés acteurs de leur formation

Ces formations permettront d’accélérer le développement des projets en interne, mais aussi de renforcer l’attractivité de l’entreprise et l’employabilité de leurs collaborateurs.

Quand le temps devient un enjeu primordial

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La transformation numérique implique aussi une nouvelle organisation du travail au sein même des entreprises. L’entreprise doit s’adapter et devenir plus « libérée » pour ses employés.

Selon un rapport publié en mars 2017 de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californien, 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui.

L’étude fait sur ce point un constat important, la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris. On perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers et donc, à être plus nomade dans sa carrière et plus disponible pour les différentes mutations de l’économie.

Selon le Bureau du Travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois lorsqu’ils auront 38 ans, et l’étude de Dell rajoute que nombre de personnes seront «freelance», sans poste fixe, cumulant différentes missions auprès d’employeurs multiples.

Quel équilibre vie professionnelle / vie personnelle quand on est connecté en permanence?

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La révolution digitale a un effet sur les attentes des individus en tant que clients ou salariés. Les clients veulent de la connectivité, de la personnalisation et de l’interaction. Cela pousse les entreprises à adopter des solutions digitales, telles que les blogs, les forums, espace « chat », visioconférences et les médias sociaux, à toutes les étapes du parcours client. Mais ces initiatives impliquent que des employés soient disponibles 24h/7j pour y répondre.

Les salariés quant à eux s’attendent à disposer dans le cadre professionnel du même niveau de confort que chez eux, et déclarent : « Mon terminal professionnel est dépassé ; je préfère utiliser mon smartphone personnel pour accéder à mes e-mails professionnels ». Ce nouveau mode de faire s’appelle le BYOD (Bring Your Own Device).

Bénéficier de conditions de travail flexibles constitue également un point important pour les jeunes générations. En France, 96% des jeunes s’attendent à avoir le choix sur leur lieu de travail et 83% quant au moment où ils travaillent.

Sous peu, les espaces de travail laisseront place aux styles de travail afin que chacun puisse adopter ses modes de travail compatibles avec son style de vie (e-Lob, Research on the evolution of the professional workspace, octobre 2013).

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Néanmoins, il ne faudra pas perdre de vue l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle qui sera un enjeu important des années à venir.

Conclusion

Suite à l’analyse des points pré-cités,  il me semble fondamental de retenir que la digitalisation des organisations constitue un défi de taille à hauteur des opportunités qu’elle offre aux entreprises !

Si la transformation apparaît parfois particulièrement douloureuse, elle est pourtant indispensable pour mieux appréhender les changements. L’implication des plus hauts niveaux hiérarchiques de l’entreprise ainsi que celle des utilisateurs finaux, est un élément clé pour parvenir à une adhésion commune. Selon mon expérience, ça n’est malheureusement pas toujours le cas.

Encore plus important, accompagner ses collaborateurs dans la transformation digitale doit être primordial pour tout projet de digitalisation d’entreprise. Un projet qui, sans l’adhésion des collaborateurs, aura du mal à fonctionner et aura des répercussions internes et externes à l’entreprise.

En une phrase « FAISONS DES EMPLOYÉS DES AMIS DU DIGITAL »

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