Alimentation digitale

Aujourd’hui, grâce au digital, vous pouvez vous occuper de votre santé face aux compagnies qui font leurs bénéfices au détriment de notre bien-être. En effet, nous sommes désinformés, manipulés et achetons des produits qui ont des conséquences néfastes, telles que certaines maladies. J’espère vous secouer avec ce survol sur notre alimentation actuelle et vous inciter à utiliser le digital pour vous informer.  

Comment sommes-nous arrivés à cette situation?

Le réveil sonne. On prend notre smartphone. Il faut se connecter au plus vite! On est envahie par toute sorte d’information: courriels, nouvelles en ligne, Tweeter, FaceBook… Cette cascade de données continue toute la journée. Mais à l’heure du repas, avez-vous une idée sur les ingrédients qui sont dans votre assiette? Pourtant, votre santé devrait passer avant tout.

Et si on revenait un peu en arrière? Vers 1970, il n’y ‘avait pas de téléphones portables, ni d’ordinateurs à la maison et seulement deux chaînes à la télévision. Avec peu de canaux d’information, les slogans publicitaires faisaient exploser les ventes. On croyait tout ce qu’ils nous racontaient. Les plus forts étaient les américains car le marketing était né là bas vers 1950 (La véritable histoire du marketing). On voulait posséder leur dernier gadget, fumer comme les cow-boys ou avaler les céréales et boissons qui promettaient tant de bonnes choses pour la santé et le développement des enfants.

Prenons ce dernier point; L’alimentation. L’humain s’est toujours nourrit d’une façon saine, en respectant les terres et les animaux. Ce fut avec l’industrialisation, la sédentarisation et la publicité des produits sucrés, que la dégringolade de notre santé commença… 

Aujourd’hui, les aliments nous parviennent transformés, génétiquement modifiés, sucrés, avec de mauvaises graisses, sel et conservateurs. 

Je vous laisse observer les fausses idées qu’ils nous ont inculqué depuis des années.

Naissance des géants agroalimentaires et notre santé

Dès la fin du XIX siècle, la révolution agricole commence avec la mécanisation et le développement des produits chimiques. Les pays optent pour une agriculture de masse. Les nouvelles technologies augmentent les rendements des exploitations et on commence à parler d’Agro-business. Les conséquences furent immédiates. Vers les années 1970, en Europe et aux États Unis, des grandes compagnies détiennent la presque totalité de la production de leurs pays:

  • Elles changèrent les conditions d’élevage. Les animaux sont entassés dans des hangars et l’herbe est substituée par les céréales modifiés, les hormones et les antibiotiques. Conséquences: Nouvelles maladies et résistance aux antibiotiques.
boissons-soda

Ils affirmaient qu’un Coke équivalait à un panier des fruits et que le 7Up était la boisson idéal du nourrison.     « Toxic » – William Reymond, Editions J’ai lu

  • Elles cherchaient des solutions pour les excédents des céréales et, trouvèrent un enzyme chimique dérivé du maïs: le sirop de glucose-fructose, moins cher que le sucre. Vers les années 80, les compagnies de soda l’adoptaient. Elles tentaient de nous convaincre des vertus de leurs produits avec des messages trompeurs (ce sirop crée addiction, favorise le surpoids, les risques cardiovasculaires et le diabète). 

A partir des années 90, les tensions financières et économiques augmentent. Les grandes entreprises se voient obligées de réaliser des acquisitions onéreuses de plus petites compagnies. Ceci fit émerger des sociétés géantes qui dominent le marché alimentaire mondial. Leur course vers la croissance et le profit, a amené des conséquences néfastes sur notre santé et l’environnement. Impact négatif multinationalesLes multinationales dans le système alimentaire.

Le digital dans le secteur agro-alimentaire

Depuis quelques années, la révolution digitale a pris le dessus dans tous les secteurs y compris l’agro-alimentaire. On va analyser les éléments de la chaîne de production et voir comment ils se sont adaptés au digital. De plus, la tendance générale des consommateurs vers une alimentation saine et écologique provoque chez les agriculteurs, éleveurs et fabricants alimentaires une inquiétude d’adaptation à la demande et, utilisent le numérique pour relever ce défi. Malheureusement, il reste beaucoup à faire chez certaines multinationales…

1. Les producteurs:  Agriculteurs et éleveurs

Pour satisfaire les besoins d’une population grandissante, ils doivent pratiquer une agriculture intensive sans oublier le côté écologique. Pour résoudre ce dilemme et optimiser leur productivité, ils ont eu recours au digital:

  • Grâce au Big Data il peuvent connaître leurs données en temps réel: le suivi des récoltes, les informations sur les machines, sur l’élevage, etc. La connaissance des conditions défavorables peut éviter de grosses pertes, p.ex: la grêle.
  • Ils profitent des nouveautés en matériel informatique: Les ordinateurs leur permettent de suivre la gestion de leur exploitation, les smartphones pour le suivi des données en mobilité, le  GPS et les drones pour contrôler et survoler leur parcelle. IoT: (Internet of things) c’est le concept le plus révolutionnaire. Cela signifie que tous les éléments de l’exploitation son connectés pour améliorer la productivité: Capteurs pour détecter les moisissures ou le niveau d’irrigation, l’Intelligence Artificiel connecté à un tiers (météo), les machines (tracteurs autonomes), etc. Tout cela les aide à la prise de décisions.
  • Certains producteurs ont établis des stratégies digitales: pour la gestion de leur exploitation et pour favoriser les relations avec leurs fournisseurs et avec leurs distributeurs (B2B).
  • Mais pour éviter ces derniers intermédiaires (les supermarchés tout puissants), ils ont crée des sites web et des plateformes E-commerce qui leur permettent de vendre directement leurs produits aux consommateurs (B2C). Voici un exemple de Plateforme.

plateforme-agriculteurs-suisses

2. Les fabricants alimentaires 

Ils ont des processus de transformation digitalisés depuis des années mais en plus:

  • Ils innovent en produits et en service au client, développent des outils digitales sur la traçabilité, sécurité sanitaire, chaîne du froid, logistique, etc.
  • Ils développent la distribution multicanal pour les B2B et B2C , avec des passerelles entre leur point de vente et leur site internet. Elles créent des stratégies pour convertir le client au meilleur moment du cycle d’achat.
  • Leurs sites internet proposent du E-commerce, de l’information en continue ainsi que la possibilité d’échanges B2C grâce au services clients ou aux blogs. Les entreprises se servent du digital pour être plus transparentes car les consommateurs veulent savoir ce qu’ils mangent après de multiples scandales alimentaires. 
  • Pour faire leur publicité, les marques utilisent les médias digitales comme: les réseaux sociaux, les journaux en ligne ainsi que les bannières sur d’autres sites Web partenaires.
  • Ils ont crée aussi des applications mobiles avec des conseils culinaires et des recettes utilisant leurs propres produits. 
  • Leur CRM est puissant: Les entreprises ont des bases de données très importantes pour connaître leurs clients, proposer les produits adéquats et créer une fidélisation.
Compagnies-digitalisees

Voici deux photos pour illustrer la digitalisation dans la transformation des aliments. La troisième est une image de l’application mobile Miam de Nutella.

3. Les canaux de distribution

Depuis des décennies, ces canaux ont utilisé le numérique pour la gestion de stocks (codes de barres) et pour le paiement (lecteurs des cartes de crédit). Cependant, dans les derniers années ils ont franchis d’autres étapes. 

« La révolution des données ne s’arrête pas aux capteurs : une fois passé à la moulinette numérique, l’aliment devient dataliment. Opération particulièrement facile à réaliser par les distributeurs à partir des achats de leurs clients. »  
  • Nous pouvons aussi réaliser nos courses par internet grâce au E-commerce de leurs sites Web et/ou aux Newsletters qu’ils envoient directement,  Les distributeurs ont compris qu’il fallait digitaliser les points de vente afin d’effacer les limites entre le magasin physique et sites de commerce en ligne (crosscanal).
  • Pour le paiement, ils ont installé des « Self-scan » (on scanne chaque produit qu’on met dans notre panier pour faciliter le paiement) ou le « Self-Checkout » à la sortie. Il reste encore des caisses traditionnelles mais sont en forte diminution. 

Self-Scan

  • Les cartes de fidélité pour leur clients ont favorisé le développement de leur CRM et l’utilisent pour leurs campagnes d’information, de promotions, etc. 
  • Ils utilisent aussi les médias digitales (comme les compagnies d’alimentation) pour faire connaître leurs marques. 
« Les internautes s’informent massivement en ligne pour mieux consommer : recommandations de restaurants ou de magasins, recettes de cuisine notées… 88 % des consommateurs font ainsi confiance aux avis et recommandations en ligne » – Le digital est dans l’assietteL’usine digitale

D’autres intervenants: 

On peut encore mentionner les laboratoires scientifiques, les transporteurs, les fabricants d’emballages, les agences de publicité, etc. Des nos jours, tous utilisent des outils digitaux adaptés à leurs activités.  

Même des acteurs issus d’autres secteurs, misent sur le futur de l’alimentation ou le bien-être. Par exemple: Google Ventures qui a investi dans Juicero (jus de fruits frais) ou Bill Gates qui appuie la société Impossible Food (viandes et fromages à base de plantes).

 boyyou

Maintenant à vous de jouer!   

Et nous consommateurs? Mangeons-nous du digital?

Nous sommes à la fin de la chaîne de production de l’industrie alimentaire. C’est nous qui consommons ces produits. On ne peut pas manger digital, par contre, nous pouvons nous en servir pour être informés et améliorer notre alimentation et santé. On n’est plus dans les années 1970, aujourd’hui, nous avons tous les moyens!

Quelle est le stratégie à suivre? Voici les étapes:

1. L’analyse Quel type de personne êtes-vous? Sportive, sédentaire… pour comprendre vos besoins. Notez ce que vous mangez au restaurant et les aliments que vous achetez. Quelles sont vos forces et vos faiblesses? Choisissez des objectifs pour consommer moins de produits élaborés.  Établissez et révisez votre budget.

2. Le design Pour prendre des décisions, il vous faut beaucoup d’information. Utilisez des outils pour connaître les bons aliments et réflexes pendant vos courses:  

  • Outil interne: CRM: Récoltez les data sur vous. Facile! Aliments que vous aimez, allergies, marchés locaux selon votre domicile…
  • Chaînes TV numériques, YouTube: Emissions ou vidéos sur l’alimentation, la santé, les industries agro-alimentaires. Exemple: Le ventre – notre 2ème cerveau (relation de l’alimentation avec les maladies dégénératives).
  • Réseaux sociaux: Trouvez des conseils de nutrition, des recettes et des gens qui vous inspirent. Ex.: Pinterest et Instagram présentent bien les photos et l’information.

Pinterest-recettes

  • Blogs: Préférence pour les blogs scientifiques ou spécialisés sur le sujet sinon l’information peut être biaisée. P. ex: Efficium  Alimentation – santé 
  • Sites Web: Avec du contenu médical, scientifique, culinaire… Exemple: Nutrition et conseils diététiques. On peut aussi devenir membre d’une communauté, comme Runtastic.com pour les sportifs. Faites un tour! Il y en a plein, à chacun de trouver son préféré.
  • Recherche par mots clés (SEO,SEA): En plus des éléments ci-dessus mentionnés, il y a aussi de documents sur le sujet. En voici un intéressant Additifs alimentaires.

3. Actions à mener

  • Faites-vous un planning approximatif des recettes de la semaine et écrivez votre liste de courses en fonction Liste courses.  Au magasin, suivez-la sans trop d’écarts.
  • Utilisez des applications digitales qui vous aideront au moment précis des courses:

– NutriScan

Nutriscan-magasin

Lit les codes barres et identifie la qualité nutritionnelle des aliments emballés ainsi que les informations cachées. Le tout avec des couleurs pour faciliter la visualisation. NutriScan- comment l’utiliser?

-Open Food Facts Application/ blog où vous devenez participant. Scanner vos aliments emballés.

  • Lapka, commercialise des capteurs qu’on branche sur notre téléphone et qui permettent de contrôler qu’un fruit annoncé bio, l’est vraiment Capteurs verification.
  • Ecrivez des mails au Service Clients d’une marque pour dénoncer les tromperies. P.ex: Sticks de poisson Bio avec du Pangasius Poison (pas poisson)
  • Dans un futur proche, vous aurez vos électroménagers intelligents (frigo et cuisinière). Cuisiner sera plus facile et divertissant. Profitez pour le faire au lieu d’acheter déjà préparé. 

4. Mesurer 

Étudiez le changement de votre panier de courses. Avez-vous suivi vos objectifs? Le budget? Vos indices de performance et les données se trouvent dans vos placards, dans votre frigo ou dans votre assiette au restaurant. A vous de les interpréter. N’oubliez pas de TOUJOURS vous remettre en question pour vous améliorer! 

Conclusion

J’aimerais finir avec une pensé positive en mentionnant que depuis quelques années, il y a une tendance grandissante de la part des consommateurs pour changer cette manipulation alimentaire. Les producteurs locaux et certaines organisations internationales s’y mettent aussi. La balle est dans notre camp pour passer le message aux industriels. Choisissez une alimentation saine et éthique en vous aidant des outils digitaux actuels et ceux à venir!! 

Rien de plus important que notre santé pour pouvoir profiter de la vie! 

Bon Appétit!

cuisinier

Bibliographie/ Sitographie

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