[4×4] Guide tout-terrain de la rédaction web : écrivez, captivez !

Vous voulez écrire l’article ultime ? Celui qui fera de vous la rockstar de la web rédaction ? Vous souhaitez vivre de votre écriture ? Ou tout simplement avoir une bonne note à l’examen de marketing digital ?

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Devenez le nouveau Shakespeare

Alors montez à bord de mon 4×4 et découvrons ensemble les secrets de la jungle du web. Je vous ai concocté un guide 360 degrés de la rédaction digitale en 4×4 points essentiels. 4 thèmes, développés à chaque fois en 4 points : trame narrative, style d’écriture, écriture optimisée SEO, écriture qui convertit. C’est parti. Vroum, vroum !

#1 Se préparer à écrire

 

A peine sommes-nous en voiture qu’apparaît le premier obstacle : celui de rendre un texte agréable. Pas uniquement informatif, mais bien écrit. Pour cela, ne vous lancez pas directement dans la création du corps du texte. Plutôt, mettons notre 4×4 en mode trame narrative. Ce qui nous permettra de franchir simplement une difficulté rencontrée par tout écrivain en herbe.

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Structurez votre propos

  • Définissez votre intention. Cela va donner un ton à votre production. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire sur un sujet choisi ? Que ressentez-vous lorsque vous vous documentez à ce propos ? De l’injustice, de l’enthousiasme, une envie de mettre les points sur les « i », de la tristesse ou de la joie ? Précisez-le et surtout notez-le. Pour ce guide, j’ai envie de partager ce que j’ai appris sur la personnalisation et la fluidité d’écriture, pour rendre un texte à la fois clair, élégant et unique. Egalement amusant à lire. Optimisé pour le web.
  • Identifiez votre audience. Essentiel pour que vos mots fassent vibrer vos lecteurs, pour créer une connexion avec eux. L’audience est celle premièrement d’un groupe d’étudiants en marketing digital ayant comme devoir d’écrire un article sur un blog à propos duquel ils seront notés. Deuxièmement, pourquoi pas, toute personne souhaitant améliorer sa rédaction. Troisièmement, pour moi-même, en tant que passionné d’écriture. Ainsi, mon texte se doit d’être clair, très structuré et offrant des techniques efficaces que l’on peut mettre immédiatement en pratique.
  • Listez, sous forme de points, les différents sujets que vous voulez aborder. Il n’y a pas d’ordre spécial à suivre, mettez simplement sur papier (ou sur écran) ce qui vous passe par la tête. Les points sont ceux-ci : style d’écriture, structure d’écriture, personnalisation, promotion de son article, narration, spécificités de la web rédaction, référencement Google.
  • Enfin, regroupez vos points, ou partie de vos points par thèmes. Il s’agit par exemple, pour une critique de film : scénario, personnages, dialogues. Ou : j’ai aimé, je n’ai pas aimé. Il n’y a pas d’ordre universel, l’important est d’imprimer une structure à votre écrit. Les grands thèmes que j’ai identifiés sont : se préparer à écrire, améliorer son écriture, les spécificités de la web-rédaction, rendre son texte séduisant. 4 parties que je décline en 4 points.

La trame narrative est ce qui rend un article clair et personnalisé. L’écriture est pertinente et la lecture est rendue fluide.

#2 Le style d’écriture

 

De retour à bord de notre 4×4, nous reprenons la route. Une centaine de mètres plus tard, un second obstacle de taille vient barrer notre route : le style d’écriture. Autrement dit, la façon de mettre ces thèmes en phrases et ces phrases en paragraphes. Tout créateur, du designer de notre redoutable tout-terrain à l’écrivain, doit suivre une série de règles pour optimiser sa production. Ceci dans le but qu’elle soit bien reçue par le public. Ici, le secret général pour ne pas tomber dans le fossé, c’est d’activer l’option omettre le superflu. Plus précisément, voyons 4 conseils fondamentaux.

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Quand on veut trop faire, on fait mal

  • Adoptez un style oral. Louis-Ferdinand Céline, considéré comme l’un des plus grands écrivains francophones du XXème siècle, est connu pour retranscrire par écrit un style d’expression oral. Celui-ci, plus vif et plus direct, correspond le mieux à une lecture sur écran. On se libère également des règles basiques du genre construction de phrase P. Même plus besoin de conjuguer un verbe pour mettre un point. La preuve.
  • Evitez les formules négatives autant que vous pouvez. On écrira préférablement je me méfie de Jean-Placide Okanibongo plutôt que je ne peux accorder ma confiance à Brian Pachoud. La première phrase est plus incisive. Souvent, les gens ont peur de scandaliser. Pourtant, on ne peut plaire sans prendre le risque de cliver.
  • Abstenez-vous de moduler. Supprimez les je pense que, à mon avis il est possible que, je ne suis pas sûr que. Tout comme il est inutile de préciser que ce que vous vous apprêtez à délivrer est très intéressant ou très drôle. Racontez directement ce que vous avez à dire/écrire. Vous ne nuancerez absolument rien en ajoutant il m’est d’avis que tout comme vous ne rendrez pas plus drôle une histoire en affirmant qu’elle est marrante.
  • Ajoutez des touches d’originalité. Par exemple, le titre de l’article publié par le journal Bilan daté de février 2016 est le suivant : Négociations « difficiles » entre la Grèce et ses créanciers sur les retraites. Non seulement ce dernier n’est pas optimisé Google et est ainsi en partie caché dans le moteur de recherche, mais il est en plus redondant et ennuyeux. Retraites : pourparlers agités entre les créanciers et la Grèce. Titre épuré et pourtant plus intéressant. Ou encore : La Grèce contre les créanciers : les retraites de la discorde.

C’est en évitant à tout prix le superflu, le surfait et la pédanterie qu’on rend un texte captivant, élégant et intéressant.

#3 Contenu et référencement naturel

 

Une fois passé l’apparent chaos de la jungle du web, nous apprenons qu’en réalité, ce monde est régi par des lois assez précises. Comme vous êtes beaucoup à vous intéresser à ce guide pour écrire un article de blog, arrêtons-nous un peu au sous-monde Google. Ces règles se manifestent sous forme de séries d’algorithmes compliqués. Figurez-vous qu’une légende raconte que les rois de la jungle eux-mêmes ne sont pas au courant du procédé de calculs exacts permettant à un article de se trouver devant un autre sur la page Google ! Cependant, notre 4×4, à force de promenades, connaît les bonnes pratiques pour devancer ses concurrents.

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Ingénieur Google se faisant passer pour le roi de la jungle

  • Le nombre de mots. Il n’y a pas de réponses exactes mais des considérations peuvent être faites. Votre production répond normalement à une stratégie de contenu plus large. En général, lorsque vous vous intéressez au SEO, c’est que vous vous positionnez dans le InBound Marketing. Là où, selon la formule consacrée, content is king! Or, il est difficile d’offrir du contenu de qualité à moins de 300 mots, même pour une dépêche. Ainsi, visez le minimum de 300 mots pour des publications très fréquentes. L’idéal pour créer un article assez long pour être intéressant mais pas trop pour ne pas faire fuir le lecteur se situerait entre 500 et 2500 mots. Effectivement, la fourchette est large
  • Structurez vos titres avec les balises H. Le titre éditorial est le H1, c’est le plus important et il ne devrait apparaître qu’une fois. Suivent les sous-titres H2, puis H3 et H4 si nécessaire. Ils servent à hiérarchiser vos propos. En ce sens, le H1 est le plus important, vu qu’il englobe tout l’article. Le H2 est plus important que le H3 et ainsi de suite. Cependant, évitez de tout mettre en H1 sous prétexte que ce dernier est le plus précieux. Tout d’abord, un texte clair est un texte structuré. Ensuite, cela permet également aux robots de Google de bien identifier de quoi parle votre article.
  • Renommez vos images et vos urls. Pour la simple et bonne raison que cela va aider Google qui n’est pas toujours très malin à précisément identifier le contenu de votre article. Plus celui-ci est homogène, plus vite et mieux Google comprend. Donc plutôt que de laisser DMC0000011199992222888888833337771728938736 (pour celles et ceux qui prennent beaucoup de selfies), appelez votre ficher : écriture-web-techniques. Bien sûr, si vous écrivez sur la rédaction web. Si votre sujet traite d’une femme qui compose des chansons pour son caniche, vous adaptez de la façon suivante : musique-pour-chien. Même logique pour les urls, au nom trop souvent farfelu : ch/p133s=sevtes, à remplacer par 24minutes.ch/femme-compose-musique-pour-chien.
  • Ajoutez des liens. Il existe principalement 3 sortes de lien. Le premier type est l’interne. C’est celui qui renvoie à d’autres pages de votre site. Il permet de construire un maillage au sein de ce dernier et augmente le PageRank de ses pages. Il y a ensuite le lien externe sortant. S’il est en rapport avec votre sujet, il aide les moteurs de recherche à mieux comprendre le contenu de votre création. Si par ailleurs il mène à un site fréquenté, vous apparaîtrez comme page sérieuse auprès des mêmes moteurs de recherche. Enfin, le dernier type de lien est celui externe entrant (backlink). Important mais délicat à traiter, c’est lorsque d’autres personnes renvoient à votre page. Ce site en parle très bien, si vous souhaitez en savoir plus.

Le SEO est un vaste sujet. Bourlingueurs de tous horizons, c’est un grand voyage qui vous attend au pays du référencement naturel. En attendant, ces quelques principes de base vous suffiront à mettre le web au service de votre plume (ou vice-versa).

#4 Se faire remarquer

 

 A ce stade, nous sommes sortis de la jungle du web. Nous nous retrouvons dans la version plus policée de celui-ci. Mais cette nouvelle ville du web est bien plus qu’une cité de taille moyenne, c’est une véritable mégalopole. Pour se faire remarquer, il faudra décupler nos efforts. Notre sauvage 4×4, seul, ne suffit plus. Une femme d’expérience, vive d’esprit et dont la beauté des traits captent tous les regards nous accompagnera lors de tous nos écrits. Son nom est AIDA.

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AIDA sait comment capter l’attention

  • A pour attirer. Pour cela, concentrez-vous sur le titre. Prenez du temps pour le choisir. Une bonne pratique est celle d’en noter une dizaine en début d’écriture d’article, une autre dizaine à la fin. Laissez passer un jour. Tête reposée, reprenez-les, choisissez-en 3. Plus tard dans la journée, enfin, décidez duquel vous êtes le plus satisfait : ici un exemple de bon titre.
  • I pour faire naître l’Intérêt. S’il se mêle en partie au titre, focalisez-vous sur l’élaboration d’un snippet qui éveille la curiosité du lecteur. Il peut s’agir d’un premier paragraphe qui donne envie de lire la suite ou de la petite description présente sous le titre dans la recherche Google. Dans celui-ci, mettez en avant la difficulté à laquelle répond votre offre et donnez une esquisse de solution, qui donne envie de lire la suite.
  • D pour susciter le Désir. C’est le corps du texte. Si celui-ci est en partie factuel, chaque information devrait être accompagnée d’un bénéfice, d’une émotion. Aidez le lecteur à visualiser ce que serait sa vie avec la solution proposée. Ainsi, maîtriser l’écriture sur le web, c’est non seulement savoir écrire, mais surtout avoir une audience et être (enfin !) admiré de ses lecteurs. C’est également peut-être pouvoir vivre de sa passion et laisser tomber son travail ennuyant.
  • A pour Action. Comme chaque production naît d’une intention particulière, il serait dommage, après tant d’efforts, de ne pas appeler ses lecteurs à l’action. Cela peut être autre chose qu’un acte d’achat, comme une inscription à une newsletter ou une invitation à aller lire d’autres articles.

16 points plus tard, 11291 caractères parcourus, 1849 mots écumés. Votre cerveau fume. Il en est de même pour le moteur de notre 4×4 préféré. Mais pas de panique ! Ce sont des conseils concrets et aisés à mettre en pratique. Ensuite, plus besoin de 4×4. Chevauchez votre belle Vespa flambant neuve et roulez à travers le web cheveux au vent, avec naturel et brio. Ecrivez, pour un blog, pour une newsletter, pour une amie ou pour vivre ! Et réservez toujours une place à AIDA, elle vous sera indispensable, où que vous alliez.

Loris Colantuono

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